Source: ExterneEvidemment, la prof de Lettres qui sommeille en moi, a tout de suite été interpelée par ce titre ! Un bout de phrase! Une proposition subordonnée mais où est la principale  ? Il vous faudra attendre la dernière page pour la trouver, cette principale, dans les quelques dernières lignes très émouvantes.Sur la couverture, quatre fenêtres... Dans le roman, quatre personnages habitent le même immeuble, trois jeunes adultes et Monsieur Bréhel, un homme âgé,perclus d'habitudes comme on peut être perclus de rhumatismes.Claire, Juliette et Kader, la petite vingtaine, sont en colocation depuis peu de temps et la vie, le bruit , la musique qui s'échappent de leur appartement parviennent jusqu'aux oreilles de Monsieur Bréhel , jusqu'à son coeur aussi quand Claire joue du violoncelle sur le balcon, mitoyen du sien. Le récit débute dans le métro par une scène très dure : un homme, alcoolisé, agresse verbalement une jeune femme de couleur sans que personne n'ose réagir. Si, une femme d'un certain âge, prend sous son aile Tisha et affronte avec calme et fermeté l'individu en question. Claire assiste à l'altercation et s'en veut de ne pas avoir eu le courage d'en faire autant. C'est pour cette raison qu'elle propose à Tisha de l'accueillir dans l'appartement quand elle comprend, en croisant celle-ci plus tard, qu'elle n'a pas d'endroit où aller.

Frédérique Martin décrit le quotidien de ces quatre personnages, les relations qui se nouent et se dénouent entre eux, les non-dits qui rendent parfois la situation explosive, le passé de chacun qui s'invite lui aussi et brouille encore plus les cartes... Elle montre surtout l'âpreté de notre société, la violence qui peut surgir à tout moment, la dureté du monde auquel les personnages se frottent. Dans cet univers assez glaçant, l'espoir trouve une petite place à la fin de l'histoire sous la forme d'une "aventure", d'une "utopie" qui commence... une bouffée d'oxygène pour le lecteur !