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Prenez d'urgence votre billet pour le Ghana et plus particulièrement pour le petit village de Sonokrom, douze familles et un vin de palme délicieux ! L'histoire commence, nous le dit Yao Poku, vieux chasseur respecté de la communauté, quand une jeune femme débarque chez eux : "Elle portait une façon de jupe petit petit là. Et ça montrait toutes ses cuisses, mais les jambes de la fille étaient comme les pattes de devant de l'enfant de l'antilope -maaaigre seulement !" La demoiselle a fait une fâcheuse découverte : en poursuivant un oiseau jusqu'à la case de Kofi Atta, elle est tombée sur une "chose" immonde, rouge sang et qui palpitait encore.

La mort de Kofi Atta, si la "chose" se confirme être lui, n'aurait suscité aucune peine chez les habitants , ni soulevé aucune vague car il était depuis longtemps tenu à l'écart de la communauté. Seulement la fille maigrelette est la maîtresse d'un ministre et celui-ci veut savoir ce qui s'est passé.
Nii Ayikwei Parkes va alors introduire dans le récit, sans caricature aucune, le jeune Kayo Odamtten, formé à la médecine légale en Angleterre. Deux mondes se confrontent lors de cette enquête : celui des personnages qui viennent d'Accra, la bruyante et trépidante métropole où les usages se perdent et celui des villageois pour qui la modernité est encore synonyme de diablerie.
Notre jeune médecin légiste va tenter de trouver la vérité de manière scientifique mais son âme ghanéenne le pousse aussi à croire au châtiment que les Ancêtres peuvent infliger aux hommes mauvais.
La traduction est étonnante : elle mêle français et ghanéen et loin de gêner la lecture, cette fusion nous transporte là-bas, dans le "quelque part " de Yao Poku et d'Oduro, le féticheur au collier de griffes de léopard...