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Chaque livre de Marina Lewycka réussit à m'embarquer, peu importe les univers qu'elle ait choisi de décrire. Dans ce roman, deux lieux emblématiques : Solidarity Hall, vieille bâtisse à Donchester où Marcus et Doro, avec quelques compagnons de route, fondèrent dans les années 70 une communauté hippie et la banque FATCA à Londres, plus particulièrement la salle des traders où Serge, un des enfants de Marcus et Doro, met son génie des mathématiques au service de la finance. Ces deux mondes fonctionnent sur le mode du vase clos, sur des règles assez incompréhensibles pour le commun des mortels et représentent pour l'auteur deux utopies différentes : l'une basée sur le partage, l'autre sur l'attrait du gain. 

Présenté ainsi, le récit peut paraître didactique... Le tour de force de Marina Lewicka est toujours d'avoir une trame que l'on pourrait presque qualifier d'idéologique mais de tisser sur celle-ci des histoires individuelles qui passionnent, émeuvent et vont rire le lecteur. 
Doro et Marcus veulent se marier après quarante ans d'union libre et l'annonce de cet événement amène leurs enfants Clara, Serge et Oolie-Anna à s'interroger sur leur passé dans la communauté et sur ce qu'ils sont devenus. Leur quotidien est raconté avec beaucoup de verve et de drôlerie.
Qu'écrire de plus sur ce livre ? La couverture représente un hamster dans sa roue... Il vous faudra ouvrir le dernier roman de cet auteur talentueux pour connaître le rôle de ce (de ces) hamster(s) dans l'histoire !