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  Pains à chanter et diablotins-pistache, sultanes au citron vert et abbesses au chocolat, ces pâtisseries aux noms enchanteurs régaleront le palais de notre philosophe malingre au cours d'une nouvelle enquête concoctée par Frédéric Lenormand.

   Voltaire s'ennuie en Lorraine, exilé une énième fois après la parution des Lettres philosophiques. Il broie du noir et mange de la mirabelle en compote, marmelade, croustade, rissole ou autre tarte, de quoi détraquer son fragile organisme ! Fort à propos, il reçoit un courrier qui lui précise qu'Emilie, son amante et complice des précédentes enquêtes est sur le point de succomber aux charmes de l'Académie sous la forme plus qu'aimable du mathématicien Maupertuis. Fi du danger d'être embastillé, Voltaire se précipite à Paris sans se douter qu'en plus de l'Académicien, l'attend chez Emilie une personne plus dérangeante : la servante de celle-ci découverte dans le placard de la cuisine, morte empoisonnée.

   Le lieutenant général Hérault, en charge de l'enquête, choisit de fermer les yeux sur la présence de "l'agitateur" dans la capitale pour lui laisser l'occasion de mener des investigations à sa façon. Pour parvenir à trouver le coupable de ce crime odieux, Voltaire devra se déguiser en femme en endossant l'identité d'une certaine Aldeberge de Mâchicoulis. Le costume n'est pas pour lui déplaire, surtout qu'il lui permet d'assouvir sa passion pour les perruques.

   L'intrigue est un peu "capillotractée" mais quel festival de trouvailles, de fantaisies langagières, d'humour débridé !

Un grand éclat de rire !

 

petit extrait (Voltaire est habillée en femme)

- Oh ! Une femme philosophe ! s'extasia un latiniste.

- Diriez-vous, chère cousine, que vous êtes devenue ce que vous vouliez être ? demanda Maupertuis.

- Je crois en l'intelligence des femmes, déclara Voltaire. Cette conviction m'est venue tout récemment.

Depuis qu'il portait des jupes, il s'était rendu compte qu'elles n'empêchaient pas de penser.