Source: Externe

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   Je ne pouvais commencer mon voyage "littéraire" en Ecosse qu'avec Alexander McCall Smith. Entre lui et moi, c'est l'amour fou ! (Enfin, surtout de mon côté, je doute qu'il connaisse mon existence...). Le tome 6 de ma série chérie : "44, Scotland Street" vient de sortir en poche, c'était l'occasion de me l'offrir et de réaliser mon premier article pour le Challenge Ecosse 2015, initié par Gilwen. Je me suis inscrite dans la catégorie "Pourfendeur de haggis sauvage", à savoir rédiger 7 à 9 articles sur l'Ecosse, ça ne rigole pas ! J'ai déjà des idées pour ma deuxième étape, qui sera culinaire : un shortbread millionnaire. En attendant, place à Edimbourg où habitent les personnages de la série.

   Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, elle présente la vie des résidents du 44, Scotland Street. Dans son dernier roman, l'auteur a choisi de mettre en avant Bertie Pollock, petit garçon de six ans, qui est, d'après lui, le personnage préféré de ses lecteurs. Bertie doit endurer une mère épouvantable qui croit tout savoir sur tout et règne en despote sur son foyer. Elle veut faire de son enfant un" chef-d'oeuvre" éducatif et lui impose psychothérapie, apprentissage de l'Italien, cours de saxo et école avec pédagogie innovante. Lui rêve d'être comme les autres et se verrait bien orphelin de mère ! Quel bonheur quand celle-ci disparaît mystérieusement pendant quelques jours... Au lieu d'être effondrés par le chagrin, lui ainsi que Stuart, son père et Ulysse son petit frère, vivent les plus belles heures de leur existence. C'est bien simple, Ulysse, qui n'est encore qu'un bébé, en gazouille d'aise et ne vomit plus. Il est vrai qu'il ne régurgitait que sur sa mère qui semble lui inspirer à un an la plus grande des répugnances. Irène, dragon femelle, est un personnage haut en couleur, qui inspire autant le rire que l'horreur !

   J'ai renoué aussi avec Angus et son chien Cyril. Le vieux peintre et son fidèle acolyte ont l'opportunité de partir en Italie. Ils sont accompagnés de Domenica et Antonia, deux voisines au 44. Alexander McCall Smith s'amuse en nous proposant du badinage pour le troisième âge. Les deux perdrix, qui ne sont plus de l'année, se disputent le perdreau, qui a, lui aussi, quelques heures de vol, un  marivaudage vachard sous le soleil italien. Fort heureusement, l'un des trois va être atteint du célèbre syndrome de Stendhal et ainsi laisser le champ libre aux deux autres. Au passage, l'auteur nous indique qu'un tel syndrome peut apparaître aussi à Edimbourg. Je ne demande qu'à tester !

   Matthew, quant à lui, est marié depuis peu et expérimente avec son anxiété caractéristique les premiers mois d'une vie à deux et l'annonce que la famille va bientôt s'agrandir, beaucoup s'agrandir...

   Je pourrais vous parler d'autres personnages récurrents, qui occupent dans cette histoire une place un peu moindre mais j'ai décidé de vous laisser les découvrir : Bruce le frimeur, Big Lou la confidente , l'odieuse Olive, Tofu le menteur, Pat la rêveuse...

   Le style est toujours aussi enlevé, les péripéties aussi drôles , ce serait bien dommage de ne pas faire une première étape à Edimbourg, 44, Scotland Street !