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    Dans le sac de plage, coincé entre la serviette, le maillot, les chocos BN et le recueil de mots croisés, ce roman peut se faire sa place. Son titre : "Les vacanciers", sa couverture azuréenne et, il faut le reconnaître, son contenu un peu léger, en font un bon compagnon d'après-midi à se dorer la pilule.

   Jim et Franny, New-Yorkais aisés, accompagnés de leurs enfants Sylvia, 18 ans, et Bobby, 28 ans débarquent sur l'île de Majorque pour quinze jours de rêve dans une somptueuse villa prêtée par une vague relation. Ils retrouveront sur place Charles et Lawrence, un couple homosexuel. Bien évidemment, chacun amène avec lui, dans sa valise, son lot de rancune, de colère, de frustration et de secret. Sous le soleil de Palma, les révélations sont nombreuses, entre deux "ploufs" dans la piscine de la propriété et des tournées de "tapas", spécialité locale. Tout est assez bien vu : le couple formé par Jim et Franny qui vacille en raison d'une infidélité, Sylvia qui est partagée entre l'envie de prendre son envol et celui de rester dans le giron familial, Charles et Lawrence qui attendent avec fébrilité que l'adoption leur permette de devenir les heureux "Papa" et "Daddy" d'un bébé gazouillant. Tout est assez bien vu mais a déjà été traité avec plus de subtilité, de profondeur par d'autres écrivains. Je pense en particulier à Julia Glass

   Cette parenthèse majorquine se lira sans doute agréablement entre un bain de mer et un tartinage de crème solaire...