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   Je pensais être conquise d'emblée ! Malika Ferdjoukh est une auteure que j'apprécie énormément et je comptais la laisser me guider dans le New York d'après-guerre. Le début de l'histoire a un peu douché mon enthousiasme débordant. Nous découvrons en même temps que Jocelyn Brouillard, un  Français de dix-sept ans, la pension Giboulée qui accueille uniquement des jeunes filles. Mrs Merle, la propriétaire a été induite en erreur par le prénom de Jocelyn qu'elle croyait féminin et elle ne saurait accepter un loup dans la bergerie. Bon, il n'a que quelques poils au menton et dort avec un renne en peluche mais il n'en reste pas moins qu'il appartient au sexe dit fort. Rapidement je me suis perdue tant les personnages qui occupent la pension sont nombreux, désignés parfois par leur nom, parfois par leur surnom. Je devais sans cesse me reporter à la liste de la première page qui "référencie" les différents protagonistes. J'ai aussi été submergée par les clins d'oeil, les allusions à des films, des musiques que je ne connaissais pas. J'ai surtout été décontenancée par le style, un véritable feu d'artifice du quatorze juillet. Les métaphores foisonnent, parasitent presque le récit qui tourne selon moi presque à l'exercice de style.

   J'étais au milieu du gué... quand j'ai renoué avec le roman. Les locataires de la pension : apprenties danseuses, chanteuses ou modèles me sont devenues familières. J'ai aimé suivre Jocelyn dans les coulisses du music-hall, partager avec lui ses premiers émois amoureux. Le style s'est fait plus simple, plus fluide, plus proche de ses personnages qui aspirent au succès et à l'amour. Ce premier tome nous présente les premiers mois de "Jo" le frenchy à N-Y, de septembre à décembre. Quand arrive la page 583 et les mots Fin du tome 1, la frustration est grande ! Vivement la suite...

PS : Woody Allen est une guest star de ce roman !