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    Contactée par Morgane de chez Audiolib, j'y ai vu l'opportunité de vaincre mes préjugés à l'égard de Virginie Despentes. Comme de nombreuses personnalités "clivantes",elle suscitait chez moi curiosité et malaise. Le problème au niveau de la lecture n'est absolument pas venu de l'histoire de Vernon, dont je ne connais encore que les prémices car j'ai craqué bien avant la fin du roman, quand j'ai entendu "Chapitre 2"... Non ? Impossible ! J'étais forcément plus avancée dans la lecture... Après vérification, Jacques Frantz, de sa belle voix grave, n'avait bien lu que le premier chapitre.

  Le souci du livre audio, c'est de réussir à l'écouter et j'ai le sentiment que ma vie n'est pas "Audiolib-compatible". L'enregistrement compte 11h09, découpé en 35 plages. Mon esprit "cartésien", hyper réactif, les a casées pendant les temps de corvées ménagères, de recherches documentaires sur le net, de broderie glazig et de trajets en voiture. Expérience peu concluante : autant la lente déchéance de Vernon s'accommode assez bien du repassage, autant elle n'est absolument pas compatible avec les loisirs créatifs ! Le comique de situation me faisait rire toute seule : moi, m'appliquant sur ma broderie pendant que Vernon entassait quelques affaires dans un sac sous le regard de l'huissier venu l'expulser. La scène avait un côté décalé, Marie-Antoinette et sa brioche, qui m'a fait arrêter le CD.

   J'ai bien tenté la voiture. C'était pas si mal... Le truc, c'est que comme souvent quand je lis un roman, j'avais envie de noter de temps en temps,une phrase particulièrement bien tournée. Pour ce faire, il aurait fallu que je trouve à me garer, que je sorte mon vieux carnet de mon sac à main et mon stylo fétiche du moment et que je repasse la plage pour retrouver LA PHRASE.Trop compliqué...

   Ce qui a achevé de me convaincre que je n'irai pas plus loin que le chapitre 2, ce sont les références musicales. Jacques Frantz a un anglais certainement irréprochable mais comme l'univers musical de V.Subutex m'est totalement étranger, les groupes, chanteurs, chansons qu'il énonçait me rentraient par une oreille et sortaient par l'autre.

   Conclusion ! Les livres audio ne sont définitivement pas pour moi mais je vais me procurer rapidement le roman de Virginie Despentes. Vernon, SDF, a trouvé refuge, chez Emilie, une ancienne bassiste, et je l'ai laissé sous la douche. Je vous retrouve pour un billet quand j'aurais terminé ma lecture en version... papier.