Source: Externe

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   Une blogueuse et amie m'a fait remarquer que l'auteur était le frère de... sans plus de précision. Le frère de … ? Réflexe Wiki (Je sais c'est mal mais tellement rapide !). Valentin Musso est le frère de Guillaume Musso, écrivain à succès aussi aimé que décrié. Je me disais aussi que le nom de Musso avait quelque chose de familier. Je ne porterai pas de jugement sur les livres du frère aîné, je ne les ai pas lus. Revenons plutôt au thriller du cadet, qualifié de « page-turner » sur la quatrième de couverture. « Page-turner », la formule magique ! Le moyen de faire une pause dans le remue méninge de la belle aventure des « 68 premières fois ». Objectif atteint !

   L'histoire se déroule à Quimperlé, petite commune du Sud-Finistère. Le détail a son importance. Quimperlé, ce sont mes années au lycée de Kerneuzec et j'ai été sensible à la description de lieux que je connais bien. Il pleut tout de même beaucoup dans ce roman, la rivière locale, la Laïta, déborde et les personnages paraissent toujours trempés, parfois même quasiment à essorer. Il s'agit peut-être d'une métaphore, les gouttes d'eau comme autant de larmes ou alors d'un cliché sur la Bretagne...

   Deux quinquagénaires parisiens, François et Mathilde Le Vasseur, respectivement professeur d'université et galeriste, vivent maintenant à demeure dans leur résidence secondaire bretonne. Ils ronronnent, ils vivotent, éloignés de la capitale par le fait divers effroyable qui ouvre le roman. Un jour de pluie, François crève un pneu sur la route et un jeune homme, Ludovic, lui vient en aide. De fil en aiguille, il en vient à entretenir leur jardin puis à faire des travaux dans l'annexe destinée à Camille, la fille du couple.

   La présence de Ludovic semble réveiller la longère, le duo devient trio et donne à voir l'image d'une « vraie famille ». L'histoire nous est racontée tout d'abord par François, le relais est pris par Ludovic, qui laisse la parole ensuite à Mathilde. Peu à peu, l'image idéale se craquelle, l'angoisse s'insinue dans les méandres du récit, la folie rôde entre les lignes...

Le roman de Valentin Musso, dans la lignée de ceux de Michel Bussi, est bien construit et se lit avec plaisir.

Un roman à glisser dans la valise pour les vacances