Source: Externe

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   Lu et relu, "Notre château" est resté pour moi un objet de curiosité, un objet à" disséquer" pour en comprendre le fonctionnement. Je ne l'ai pas abandonné en cours de route, curieuse d'avoir des réponses aux nombreux mystères que l'auteur glisse entre les lignes. Je n'ai trouvé que des réponses partielles à la fin du roman.Pour certaines lectrices, ce flou contribue à l'atmosphère "gothique" du récit. Moi, il m'a laissée sur la faim. Je suis trop cartésienne sans doute.

   Ce roman, dès les premières phrases, se caractérise par un style basé sur la répétition. Le narrateur, Octave, revient sans cesse sur les mêmes événements, les reprenant souvent avec les mêmes mots, avec de temps en temps une variante, porteuse de sens. Lui et sa soeur Vera vivent depuis vingt ans dans leur "château", une somptueuse demeure dont leur père a hérité. Octave sort une fois par semaine, le jeudi ,de leur "refuge" pour se rendre chez le libraire et y faire provision de livres pour eux deux. Ils ont au fil des années constitué une Bibliothèque, qui est devenu un substitut du monde.

   Leur univers, réglé comme du papier à musique, est gravement perturbé le jeudi 31 mars à 14h32. Octave a vu Vera dans le bus n°39 alors qu'elle ne quitte jamais la maison et ne prend jamais le bus, suite à l'accident tragique qui a coûté la vie à leurs parents. Tout n'est plus que questionnement, interrogation, suspicion, doute... Qui sont véritablement Octave et Vera ? Sont-ils morts ou vivants ? Quels sont les circonstances précises de l'accident qui les a rendus orphelins ? Pouquoi leur soeur Juliette vient-elle leur rendre visite ? Autant de pistes que l'auteur nous amène à suivre, autant d'hypothèses qui ne seront jamais validées...