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La couverture est belle et assez mystérieuse. Vous découvrirez un flamant rose dans le roman de Kate Atkinson, mais sous une forme assez inattendue... J'attendais beaucoup de ce nouveau roman d'une auteure que j'aime beaucoup. L'histoire d'une jeune oiselle Juliette Amstrong, recrutée par le MI5 en 1940 ne pouvait que me séduire sur le papier. Dans la réalité, j'ai peiné à terminer cette lecture, tout en reconnaissant que le roman est intéressant et extrêmement (peut-être trop) documenté.sur les années 40 au sein du MI5 et les années 50 à la BBC. Je n'ai en revanche pas saisi l'intérêt de débuter et de clôturer l'histoire par une Juliette de retour à Londres dans les années 80.
L'héroïne, jeune Londonienne de 18 ans occupe tout d'abord un poste "administratif" au sein du service de renseignement britannique.. Elle fait partie d'un groupe qui occupe l'appartement voisin du lieu de rendez-vous de membres de la Cinquième Colonne. Leurs conversations sont enregistrées et Juliette est chargée de les retranscrire avec sa machine à écrire. Peu à peu, elle monte en grade et devient agent double, chargée d'infiltrer les milieux des sympathisants de l'Allemagne Nazie. Elle change d’identité et de personnage au gré des missions. Sa naïveté en fait une Candide ( pour ne pas dire parfois une Bécassine) dans le monde de l'espionnage et du contre-espionnage. A cette occasion, j'ai retrouvé l'humour british de Kate Atkinson.
Une ellipse temporelle nous transporte dans les années 50, à la BBC. Juliette y travaille au service des émissions pour enfants. L'auteure nous entraîne avec un plaisir évident dans les coulisses de cette radio mythique. La guerre semble alors rattraper Juliette. En effet un corbeau menace de se venger pour des événements survenus alors qu'elle transcrivait les propos haineux de citoyens en apparence lambda. Elle mène son enquête pour découvrir l'identité de celui-ci et nous prenons connaissance de certains épisodes troubles de son passé d'espionne. 
Kate Atkinson cite à la fin du roman toutes ses sources. Elles sont impressionnantes. Ses connaissances du MI5 et de la BBC sont à l'évidence très pointues. Il me semble, mais ce n'est qu'un jugement personnel, qu'à vouloir trop nous faire partager tous les détails sur ses deux "institutions", elle n'est alourdi et ralenti son récit. Une lecture en demi-teintes. alors que le sujet était extrêmement prometteur.