20 mars 2018

Atelier n°80

Ce texte est ma participation à l'atelier de Leiloona. Il s'inspire d'une photo de Brodie Vissers. Chevreuil ou cheval    Le soleil est parvenu à percer la brume matinale, des rais de lumière éclairent les herbes des pâtures. Ma rétine imprime les couleurs changeantes de la végétation printanière. Je sors de la maison vers sept heures pour enfiler mes baskets, assis sur le banc près de la fenêtre de la cuisine. En relevant les yeux, l'horizon paré d'orange flamboyant et d'un bleu presque violet m'a cueilli à l'estomac.... [Lire la suite]
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28 février 2018

Les rêveurs d'Isabelle Carré

Quand je pense à Isabelle Carré me vient immédiatement à l'esprit les dernières minutes du film de Zabou Breitman "Se souvenir des belles choses". L'héroïne, incarnée par l'actrice, parle et de sa bouche ne sortent plus que des sons incompréhensibles. La maladie, en plus de la mémoire, lui a aussi volé les mots. Cette scène me poursuit depuis longtemps, moi qui aime les mots parfois au delà du raisonnable. Dans la dernière partie de son roman "autobiographique", Isabelle Carré dit avoir l'habitude d'être cataloguée "discrète et... [Lire la suite]
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12 février 2018

Atelier n°79

Ce texte est ma participation à l'atelier de Leiloona. La route est noyée de nuit et de brume. Ses doigts battent la mesure sur le volant de la voiture. "Se passer de toi" d'Aliose envahit l'habitacle et les voix du duo s'opposent au silence de la campagne endormie. Le trajet jusqu'au collège ne lui pèse jamais. Ces instants de solitude lui permettent de se concentrer sur la journée à venir. Aujourd'hui, à huit heures, distribution aux Troisièmes 4 du roman de Steinbeck. Son cours est rodé depuis longtemps, mais elle sait... [Lire la suite]
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01 février 2018

Un longue impatience de Gaëlle Josse

Il ne m'aura fallu que quelques pages pour être happée par l'écriture de Gaëlle Josse. Précise, simple,d'une poésie subtile, elle réussit, en évitant tout folklore, à décrire l'âme d'une femme bretonne dans les années 50. Son héroïne, Anne Quémeneur, veuve Le Floc'h, m'a bouleversée. Elle ressemble tellement aux femmes de ma famille que je connais au travers des anecdotes souvent racontées par ma mère ou ma grand-mère. Elle me ressemble tellement aussi, jusqu'à cet amour pour les "queues de lièvre, ces courtes herbes sèches, couleur... [Lire la suite]
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29 janvier 2018

Atelier n°78

Ce texte est ma participation à l'atelier de Leiloona. Il s'inspire d'une photo de Caroline Morant. Sous la brise, la tour altière parade. Le soleil ocre ses pierres d'un éclat doux et berce les hommes d'illusions.La construction, arc-boutée pour affronter les éléments, se persuade qu'elle résistera au temps. La mer se teinte d'un bleu tendre et les nuages, d'une blancheur éblouissante, semblent figés dans un éternel été. La mauvaise saison n'est qu'une vague idée, que l'on chasse de l'esprit, comme une mouche importune. Pourtant,... [Lire la suite]
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09 janvier 2018

La maison à droite de celle de ma grand-mère de Michael Uras

  Séduite par la couverture très colorée et la promesse d'un roman " joyeux", ode à la Sardaigne, je n'ai pas hésité à solliciter le dernier roman de Michael Uras. Je l'ai apprécié, mais pas pour les raisons évoquées plus haut. Sur cette île écrasée par le soleil sourd une étrange mélancolie, une tristesse à fleur de peau. Le personnage principal, Giacomo, traducteur de trente-six ans, est installé à Marseille. Il a fui la Sardaigne, une mère envahissante, un père réfugié dans le silence. Il a instauré au fils des années une... [Lire la suite]
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01 janvier 2018

Où passe l'aiguille de Véronique Mougin

Ce roman qui a clos pour moi l'année 2017 m'a permis d'ajouter à mon lexique intime un mot : "réfilience". Véronique Mougin, dont le premier livre était une satire grinçante des moeurs des nantis de la planète, retrace dans "Où passe l'aiguille" l'histoire de son cousin, juif hongrois, englouti à 14 ans dans la folie concentrationnaire. Beregszasz, Hongrie, avril-mai 1944. Tomi Kiss, fils aîné d'un des meilleurs tailleurs pour hommes de la ville, s'ingénie à faire tourner tout le monde en bourrique. Il nargue Herman, son père, en... [Lire la suite]
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31 décembre 2017

Moi par mois

Décembre  https://www.youtube.com/watch?v=ACDPPl8Fh4w Partir au travail dans la nuit, souvent étoilée, le corps gourd et l'esprit embrumé / Ecouter en boucle sur le trajet le dernier CD d'Eddy Mitchell  "La même tribu" / Se lover dans la voix chaude de Monsieur Eddy et savourer Belleville avec le magnifique accompagnement d'Ibrahim Maalouf à la trompette / Choisir pour affronter le froid un châle "Toudou" tricoté il y a quelques années / Avoir le nez enfoui dans le mohair et la soie / Quitter son écran d'... [Lire la suite]
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22 décembre 2017

Un major en Trégor de Jean- Jacques Carrère

Amateurs de digressions, d'auteur n'hésitant pas à interrompre le cours de la narration pour s'adresser aux lecteurs, ce roman est pour vous. Le rythme n'est pas frénétique, mais comme mes neurones fonctionnent au ralenti en cette période hivernale, l'adéquation a été parfaite. Le personnage principal, Voltaire Mourcade, major fraîchement retraité de la gendarmerie, a le blues. Les deux premiers jours de sa "nouvelle vie" ont été merveilleux et après un terrible ennui l'a terrassé. Son épouse décide alors qu'un séjour dans le... [Lire la suite]
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18 décembre 2017

Atelier n°77

Ce texte est ma participation à l'atelier de Leiloona. Il s'inspire d'une photo de celle-ci. Tempus fugit     Dans quelle langue, avec quelle encre, écrire à ceux qui nous manquent ? Un encrier d'écolier, rond blanc sur le bois veiné d'un pupitre. Pour vous écrire, je plongerai une plume Sergent-Major dans l'encre des souvenirs et je poserai des mots simples, aux jolis pleins et déliés, sur un petit bout de papier : l'odeur entêtante des oeillets, le velouté des oreilles de lapin, les griffures aux mollets pour... [Lire la suite]
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