15 juin 2016

Embarquement pour le RER...

   Anne Collongues a écrit un roman à lire comme on écouterait une chorale. Les voix des personnages s'élèvent, parfois en solo, parfois intimement mêlées avec une grande virtuosité. Tantôt forte, tantôt mezzo-voce, les voix des septs passagers nous donnent à entendre une chanson souvent poignante dans ce RER quittant Paris, la nuit, pour une lointaine banlieue.    La première a monté dans la rame est Marie, une très jeune femme aux joues encore rondes de l'enfance. Elle s'est précipitée dans ce train comme si... [Lire la suite]
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10 juin 2016

Derrière l'écrivain, le juge...

   Le début d'Ahlam m'a laissée dubitative. Un jeune prodige français de la peinture, Paul, s'installe aux Kerkennah en Tunisie. Il vient pour y chercher l'oubli après une rupture amoureuse et retrouver l'inspiration qui a disparu en même temps que la femme aimée.Nous sommes en 2000 et le pays, sous la férule de Ben Ali, est le paradis des touristes, pas celui des autochtones. Il se lie d'amitié avec un pêcheur Farhat et son épouse Nora. Il devient "l'ami" de la famille, prenant sous son aile Issam et Alham, les enfants... [Lire la suite]
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08 juin 2016

Le sombre qui sommeille...

   Jacques Richard a choisi de sonder, d'interroger le sombre qui sommeille en chacun de nous    142 pages, cinq carnets, c'est peu et pourtant suffisant pour évoquer une vie que l'on s'interdit de vivre. Le narrateur est le fils d'un Waffen-SS, le fils de quelqu'un qui a choisi d'infliger la souffrance, de donner la mort et puis après guerre ,de fonder une famille.Insupportable hiatus. Un donneur de mort peut-il donner la vie ? Ne risque-t-il pas de transmettre à son descendant le goût du sang ? Pense-t-il... [Lire la suite]
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02 juin 2016

Le fil rouge de la broderie...

   Ce roman est découpé en trois "livres" dont les titres sont des prénoms Magdalena, Libuse et Eva. Magdalena est la mère de Libuse et Libuse est la mère d'Eva. Leur "lignée" de femmes se transmet l'art de la broderie et le fait d'être de père inconnu. Ce sont des "bâtardes" et ce mot les poursuit, leur offrant une certaine liberté, les exposant aussi au mépris, aux railleries, à la mise à l'écart par une société tchèque qui déteste celles qui ont fait un pas de côté.    Avant même de parler de ces trois... [Lire la suite]
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31 mai 2016

Pas pour moi...

   Je savais, avant même de commencer que la lecture de "Bianca" n'allait pas être aisée. Je l'ai pourtant lu en entier l'espace d'une soirée et je ne suis pas ennuyée. Il n'a pas fait partie de ces livres qui me résistent et dont je ne passe pas les premiers chapitres.     Je trouve très difficile de parler de l'adolescence et plus spécialement des adolescents fragiles sans tomber dans la caricature, le langage "jeune" et les situations classiques d'affrontement avec les adultes. Anne Percin ou Luc... [Lire la suite]
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27 mai 2016

Auprès de son potager, il vivait heureux...

   Ce livre, pas si facile à "apprivoiser", me fait écrire que j'ai eu raison de suivre L'insatiable Charlotte dans sa folle aventure. Je ne pense pas que j'aurais emprunté ou acheté "Le monde entier". Les premières pages ne m'ont pas immédiatement plue mais motivée par le challenge "les68premièresfois", j'ai continué ma lecture et le charme a opéré. Un charme discret, insidieux, un style en apparence sans grand relief et au détour d'un paragraphe, une phrase d'une sublime intensité.    L'histoire se déroule sur... [Lire la suite]
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24 mai 2016

Plutôt tasse de thé que grand bol d'air ...

   Honnêtement, j'appréhendais la lecture de ce roman. Je suis plutôt tasse de thé que grand bol d'air. "Le grand marin" a déjoué tous les pronostics. Je n'ai pas trouvé ce livre "parfait", certains passages sont un peu longs, certains effets de style un peu artificiels mais une évidence s'est imposée : Catherine Poulain est une auteure et une grande !    Dans le livre qui est parvenu jusqu'à moi, des passages sont soulignés, encadrés, des pages cornées, autant de signes d'une lecture active et passionnée.... [Lire la suite]
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11 mai 2016

J'ai fait tapisserie...

   Vous avez vu cette ouverture ? Le couple de danseurs est partiellement caché par trois bandeaux élogieux, de quoi tétaniser mes petits doigts devant l'écran. Ecrire un article mi-figue mi-raisin sur un livre encensé par tant de lecteurs de qualité, c'est un exercice périlleux.  Depuis sa sortie, ce roman me tente énormément. Quand je me trouve dans cette situation, je m'efforce de ne rien lire, rien voir, rien écouter sur celui-ci pour ne pas être influencée au moment de découvrir les premières lignes. Je me... [Lire la suite]
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29 avril 2016

Courir pour se retrouver...

   L'héroïne de ce roman d'apprentissage, Nina Gary, est la soeur presque jumelle de l'auteur Rachel Khan. Elle est le fruit du métissage : sa mère est polonaise et juive, son père est gambien et musulman. Nina se retrouve à la fois héritière de deux lourds passés, la Shoah et la colonisation mais aussi de deux cultures très riches. A la maison, ce "mélange" est harmonieux, l'amour que se portent ses parents est un extraordinaire liant. Nina grandit entre la synagogue qu'elle fréquente assidûment avec son grand-père Yoram... [Lire la suite]
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20 avril 2016

Tempête sous un crâne

   Le titre de l'article pourrait sembler cliché mais il convient tout à fait à l'expérience de lecture vertigineuse qu'Alexandra Fritz nous offre ou nous "assène". Cette histoire tient plus de la grande claque dans la figure que de la caresse sur la joue procurée par un roman feel good. Elle donne la parole à quatre "branques", deux femmes et deux hommes. Ils séjournent tous dans un hôpital psychiatrique et se côtoient dans les salles communes, les couloirs, l'atelier ou le parc. Le quotidien de l'établissement médical... [Lire la suite]
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