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    Réservé à la médiathèque, attendu avec beaucoup d'impatience, et quand enfin, je commence la lecture du dernier roman de Marie-Sabine Roger, la magie n'opère pas. Vivement l'avenir m'avait touchée au coeur, Bon rétablissement m'avait fait sourire, Trente-six chandelles m'a laissée de marbre. L'idée de départ est intéressante, Mortimer se sait condamné à mourir le jour de ses 36 ans, victime d'une malédiction familiale. L'auteur nous montre que son existence , ou plutôt sa non-existence, est conditionnée par cette certitude. Le héros, rondouillard, fonctionnaire dans un service kafkaïen (il est payé littéralement à ne rien faire ) passe beaucoup de temps en compagnie d 'un couple d'amis : Paquita, 57 ans, habillée comme une radasse mais un coeur en or et Nassardine, Algérien bourru mais qui cache lui aussi un coeur d'or. Il rencontre Jasmine, petit lutin qui fabrique des chapeaux extraordinaires, des chapeaux-histoires qui font rêver. Devinez, elle a un coeur d'or !

   J'ai retrouvé le style de Marie- Sabine Roger, ses formules originales mais pour moi, il n'est pas au service de personnages auxquels on s'attache. J'aurais aimé plus de nuances dans les portraits et plus de consistance dans l'intrigue.

   Les articles que j'ai pu lire sur ce livre parle d'un roman-doudou qui fait du bien dans un monde de brutes. L'actualité nous a rappelé cruellement que nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours mais je n'ai pas trouvé la consolation escomptée dans Trente-six chandelles, que j'aurais tellement voulu aimer.

des avis plus enthousiastes que le mien ici et